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ARTeFACT : Comment décririez-vous votre musique ?
Aroun (guitare) : Trepalium est un groupe de death métal métissé, syncopé et groovy découlant de nos influences diverses, certaines brutales ( Dying Fœtus, Cryptopsy, Cannibal Corpse, Necrophagist ), d’autre plus power comme Pantera, Meshuggah ou Gojira.
ARTeFACT : Présentation du groupe ?
Aroun :
Nous sommes cinq : Kéké au chant qui a rejoint le groupe il y a un an et demi alors que nous avions déjà fait 6-7 concerts avant. Suite à un concert, il a braillé dans le micro et on s’est rendu compte de ses capacités… Avant, sur notre première démo « Psychic Storm » c’était notre batteur, Sylvain, qui chantait
(NDLR : et il le fait encore en concert sur un titre).
On a Ludo à la basse et Nico à l’autre guitare.
ARTeFACT : Quel est votre passé musical ?
Aroun :
Moi j’ai commencé, seul, au collège, par de la musique classique puis très vite j’ai joué dans plusieurs groupes… J’ai joué de divers instruments, notamment de la basse pendant un an avant de faire de la guitare. J’avais alors un jeu assez funk. Quand Trepalium a démarré sous un autre nom que j’ai oublié, je m’occupais de la boîte à rythmes et Ludo notre bassiste me prêtait son matos de gratte vu que je n’en avais pas…
Ludo : et t’en as toujours pas ! (rires)
Aroun : on avait enregistré ça sur un quatre pistes et en on se disait que Trepalium allait devoir faire ses concerts avec un boîte à rythmes à moins que l’on ne trouve un batteur et là bingo !, à la fin d’un concert on avait été impressionné par Underskill dont c’était le dernier concert et donc on a récupéré leur batteur, pile au bon moment.
Kéké : Avant Trepalium j’ai rien fait de spécial, je chantais juste dans un groupe de grindcore pas très sérieux et puis un jour, à la fin d’un concert où j’étais venu voir Trepalium, j’ai improvisé sur du grind joué par les autres brutos qui gueulent depuis tout à l’heure
(NDLR : les gars de Anal Trauma)
et les mecs de Trepalium sont venu me voir en me disant qu’ils cherchaient un chanteur et me voilà !
Ludo : Moi j’avais un groupe de punk avec Maturin, l’autre Bolchévique en rouge à côté
(NDLR : D’Anal Trauma en pleine « remise en question du rapport au corps »), mais comme c’était un peu mou, on a décidé de se
mettre au grind avec plusieurs groupes jusqu’à Trepalium. Voilà !
Sylvain : De mon côté, j’étais batteur dans Underskill où Nico jouait de la guitare et Yann, qui nous sonorise en live et a fait le son de nos deux démos, était chanteur. Nous avons fait une trentaine de date avant de nous séparer, moi et Nico pour intégrer Trepalium et Yann pour devenir le chanteur de Scarr.
Maturin d'Anal Trauma en pleine "remise en
question du rapport au corps dans le death métal" avec Gilles de
Happy face.
ARTeFACT : Racontez nous un peu votre recherche de deal ?
Aroun :
Notre première démo a été diffusée à 150 exemplaires, essentiellement pour démarcher les assos en vue de faire des concerts. On vient de sortir notre deuxième démo « Pain Threshold » (NDLR : Chroniquée dans notre #25) diffusée déjà à 300 exemplaires et on essaye de la faire chroniquer dans les magazines nationaux pour nous faire connaître et ensuite démarcher les labels. Jusqu’à présent, on a de très bon retours. Cet été, au moment où la nouvelle démo est sortie, nous avons intégré le collectif Klonosphère (http://klonosphere.free.fr/) qui a pour but de promouvoir la scène métal très active du
Poitou-Charentes. On a donc rejoint Scarr, Klone
(NDLR : dont le nouvel album sort fin octobre), Hacride, et Arthurus d’Archer.
ARTeFACT : Il est intéressant de noter que bien que vous soyez un groupe jeune, vous avez su digérer vos influences sans tomber comme le font beaucoup de groupes dans la reproduction pure et simple. Comment expliquez-vous cette maturité ?
Aroun :
En fait ça fait deux ans que nous avons concrétisé un vieux rêve de jeunesse en emménageant ensemble dans une maison en pleine campagne avec un local de répétition aménagé. Là
encore ça a été un coup de chance parce que c’est des potes qui quittaient la maison qui nous l’ont proposée. Du coup on répète dans la bonne humeur, au rythme des fêtes et du boulot et notre musique est création d’un groupe qui vit ensemble et dont les membres écoutent divers styles. Et comme nous sommes avant tout auditeurs de ces groupes, ce sont plus les émotions qu’ils transmettent que nous assimilons plus que leur technique. Ainsi, ce sont ces émotions qui apparaissent dans notre musique et plus que la technique des groupes que nous écoutons.
Au final, le résultat est personnel et homogène, un peu comme Gojira qui est parti du death métal et qui l’a mis à sa sauce et en a fait quelque chose de très personnel.
Arrivent alors bières et alcool fort produisant beuglements de joie de la part de la tablée de coreux…
ARTeFACT : A propos de boulot, vous faites quoi dans la vie ?
Aroun :
En fait on partage notre temps entre la musique et l'Intérim dans
différents domaines : moi dans la menuiserie, Ludo est
tourneur-fraiseur, Kéké est étudiant et Sylvain est bûcheron (NDRL
: on comprend mieux son jeu de batterie quand on sait ça ;-) ).
Seul Nico travaille à plein temps en tant que magasinier.
ARTeFACT : Y a-t-il un sujet que vous aimeriez aborder ?
Nico : Ouais, c’qui passe à la radio c’est d’la merde !
Kéké : Que les média fasse un peu plus de place au métal !
Aroun : Pas forcément, mais plutôt que l’autoproduction se développe, ce qui favorise l’authenticité de l’underground et offre un visage du métal différent de celui que certaines grosses boîtes de prod donnent. En gros : n’ayez pas peur de faire de l’autoproduction, c’est même conseillé dans le métal.
ARTeFACT : Trepalium en trois mots ?
Aroun : VENEZ, NOUS, VOIR ! (rires)
ARTeFACT : Un dernier mot pour les lecteurs
d’ARTeFACT ?
Aroun :
Euh…. Ouais on vend du matos : une tête d’ampli Soldano (3000€ à débattre), un pédalier RP14 de Digitech Amp en bon état et un RP7.
Ludo : Moi je vends une basse, noire, en bon état, 500€ avec la housse.
NDLR : Contactez le groupe sur
trepalium@voila.fr / Site
Officiel : www.trepalium.fr.st
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