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A : Premièrement, que vous a enseigné le chapitre « Comastory » ?
Khallys : Cet album ne nous a pas appris grand chose en soi, c’est juste l’album grâce auquel on a pu démarrer mais nous l’avions déjà enregistré auparavant.
Emmanuelson : C’était une auto-production qui nous a permis d’être signé chez Adipocère et donc de pouvoir enchaîner rapidement sur un nouvel album. Les compositions étaient déjà bien avancées puisque les titres de « Comastory » dataient de plus de deux ans, nous étions impatient de passer au nouvel album. Nous avons passé deux semaines et demi en studio avec Terje Refsnes dans une entente cordiale, on a mélangé ses idées aux nôtres et au final on est satisfait du rendu tant du son que du temps qu’on a eu pour enregistrer.
A : Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?
E : Nous voulons premièrement tourner comme c’est le cas sur quelques dates en mai, nous tournerons encore vers fin novembre mais le but est bien sûr de faire le maximum de promotion pour «
From Beyond Thematics ». Ceci reste dans le cadre national où nous faisons pas mal d’interviews dans des fanzines, des webzines et des émissions de radio ainsi que dans les magazines nationaux, nous n’avons pas beaucoup de plan à l’étranger pour l’instant mais pour septembre nous ferons tout de même quelques interviews, il y a toujours un décalage entre la promo dans son pays et à l’étranger. On souhaite ensuite faire un autre album rapidement car nous sommes assez friands de composition et nous ne voulons pas relâcher la pression. Nous sommes de plus en plus exigeant avec nous-mêmes en espérant que cela porte ses fruits.
K : Il y a toute une nouvelle dynamique qui se développe autour de «
From Beyond Thematics
», cela nous change beaucoup de la tournée avec Opeth car nous ne jouons plus qu’un seul titre de « Comastory », le nouvel album étant très bien adapté au live.
E : On a été critiqué sur la dernière tournée pour nos choix de chansons sur scène, c’était très atmosphérique et c’est vrai que c’est un trip particulier, donc cette fois ci on a choisi des titres plus agressifs.
A : Si vous aviez des propositions plus importantes comme une tournée à l’étranger par exemple, sauriez-vous exploiter cela vis-à-vis de vos contraintes personnelles ?
E : Oui, chacun dans Ellipsis sait ce qu’il veut et notre objectif est bien d’aller plus loin. De plus Adipocère ne nous emprisonne pas, nous sommes libres de continuer avec eux ou pas, tout comme ils sont libres de continuer avec nous ou pas !
Fla Eklektika : De notre côté nous sommes prêts à faire les sacrifices qu’il faudra si c’est nécessaire pour ouvrir des portes.
A : Venons en à l’aspect musical, pouvez-vous nous éclairer sur le sens de ce titre ?
E : Contrairement à « Comastory » ce n’est pas un concept album, c’est l’idée générale de l’au-delà qui rejoint le titre de l’album et de chacune des chansons. Au début, on voulait donner une suite au précédent concept mais cela ne nous aurait pas amené à quelque chose de très cohérent, on a donc décidé d’écrire tout simplement sur le thème de l’au-delà qui est une partie du concept de « Comastory » déjà existant. Cela est bien psychédélique comme on aime tout en restant relativement précis.
A : Ce côté psychédélique est encore plus présent qu’avant dans la musique également…
E : L’arrivé de Khallys au clavier nous a effectivement donné des possibilités de ce côté là, cela nous a notamment permis d’intégrer des flûtes. Ce type de sonorités nous rappelle l’esprit des années ’70, et la production est aussi allé dans ce sens. C’est un compromis entre plein de choses avec des titres plus élaborés qu’auparavant.
A : Vos sources d’inspiration dépassent-elles la sphère musicale ?
E : C’est vrai qu’il y a une philosophie qui se dégage derrière tout cela par rapport au monde d’aujourd’hui, la littérature comme la peinture ou l’art en général nous influencent indirectement par des sensations et des atmosphères qu’ils créent. Je ne suis pas un grand lecteur mais des œuvres comme celles de Baudelaire peuvent en effet être sources d’inspiration. J’apprécie aussi Dali pour ce côté vraiment barge qu’il transmet avec ses peintures.
F : On a aussi un aspect héroïque fantaisie qui n’a pas grand chose à voir avec la musique qui nous influence. Cela peut se ressentir aussi bien dans l’infographie et tout le visuel qu’on dégage.
K : C’est un tout qui crée une ambiance qui ne serait pas forcément évidente à traiter à la base. On n’a pas de limite, on se sert de plein d’éléments différents pour avancer en essayant de rester cohérent.
A : Y a-t-il un symbole derrière ce moustique à la silhouette de femme qui illustre votre album ?
E : C’est quelque chose de totalement subjectif, chacun peut avoir sa propre interprétation. Elle pourrait par exemple symboliser le passage dans l’au-delà par ce retour à la nature. On aime bien laisser flotter ce trouble qui quelque part se rattache à notre musique.
F : Esthétiquement cela offre des possibilité infinies !
A : Saurez-vous retrouver les trois mots que vous aviez choisi pour définir Ellipsis lors de notre dernière rencontre ?
(rires et concertation générale)
E : On va répondre : psychotique, sans compromis, ouvert !
A : C’est pas loin, vous aviez répondu : intégrité, métal, ouverture !
Chronique de l'album
"From Beyond Thematics"
Interview du groupe en 2003
Site
Officiel :
www.ellipsis-music.com
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