INTERVIEW
SUP
SUP était en première partie d’ANATHEMA ce fameux soir du 7 décembre à la Locomotive (Paris), R’lyeh notre reporter de choc en a profité pour poser quelques questions à cette talentueuse formation.
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ARTeFACT : Chronophobia aurait-il pu sortir il y a quelques années, avant room 7? SUP : Etrange question…mais nan mais bon c’est arrivé comme ça…, avant room 7 ? pourquoi ? A : Je sais ne pas, vous n’aviez peut-être pas la même vision de la musique… SUP : Tu sais, c’est une évolution naturelle, c’est simple, on a vécu des choses ; Ludovic a pris conscience qu’il, avait un frère et ça lui a parlé plus à ce moment là. Moi à l’époque de room7, j’ai écrit l’histoire avec une amie parce que j’étais touché par l’autisme et par ce qui pouvait entourer ça et donc j’ai proposé l’idée au reste du groupe, car c’est toujours comme ça que l’on fonctionne, et il s’est trouvé que ça a été accepté et donc voilà… mais oui, ça aurait pu être Chronophobia, tout comme demain on pourrait faire un The Cube… A : Que signifie exactement chronophobia pour vous et pour l’album ? SUP : C’est la peur du temps, il ne faut pas essayer de trouver une signification terre à terre, c’est une fiction, une jolie fiction, et c’est tout. Chacun peut y voit ce qu’il veut… Hier, je discutais à Limoge avec une personne qui avait été touché au plus profond par Chronophobia, qui s’y était retrouvé, et je l’ai trouvé inquiétant dans son discours parce qu’il était, à la limite, plus dans Chronophobia que moi je le suis ! A : Ca t’a touché le fait qu’une personne extérieure au groupe ressente ce disque plus que toi peut-être ? SUP : Oui, parce que là je me suis dis « putain là on a fait quelque chose ! » et à la fin il m’a fait peur parce que bon… A : Il y a quelques années, vous avez changé votre nom SUPURATION en S.U.P. Avec le temps pensez-vous que ce changement était nécessaire ? SUP : Nécessaire, heu… t’es radical dans ta question, parce que nécessaire, déjà le mot, heu… mais oui dans le sens ou maintenant c’est devenu la Spherical Unit Provided. Si on était resté SUPURATION, on serait resté trois têtes et on ne se serait peut-être pas ouvert l’esprit comme on l’a fait. Maintenant on est la Spherical Unit Provided et on n’est pas seulement quatre gars sur scène, on est toute une équipe. A : Vous avez un management différent maintenant ? SUP : Non, pas différent, c’est toujours la même équipe, c’est toujours Arnaud qui s’occupe de nous et puis maintenant il y a des roadies, des ingénieurs du son derrière nous et qui font tous partie intégrante de la Spherical Unit Provided. A : Chronophobia semble être un album relativement malsain que ce soit dans les ambiances et les textes, d’où vient la chronophobia ? SUP : L’idée du concept ? En fait, on veut toujours proposer à l’auditeur un voyage…certains groupes sont très forts pour parler de l’actualité, nous on n'est pas capable de le faire. On aime bien écouter des albums et puis partir un peu quand tu écoutes. Si c’est pour te rappeler ce que tu vois à l’extérieur … je ne dis pas que j’écoute pas ça, au contraire, j’adore, mais nous on n’est pas capable de le faire. Donc on aime bien faire ce genre de choses où justement t’as un livret, tu vis, t’as des images, des dessins, donc c’est venu de là…King Diamond fait des trucs dans ce trip là, tu t’assieds, tu écoutes ton album et tu feuillettes et puis tu pars et t’as tout un truc qui se met en place…Donc ça vient de là, l’idée du concept vient de là. A : Les groupes de Holy-records ont tous un style particulier, il y a une sorte d’aura Holy-records. Est ce que c’est quelque chose que vous ressentez ? SUP : Difficile à dire, on est bien intégré à l’équipe, on a des affinités et on se connaît bien, on est dans la bulle Holy et ça se passe très bien… A : Que pensez-vous de la tournée que vous effectuez avec Lycosia et Anathema ? SUP : Bien, bien, on a bien sympathisé avec Anathema. On ne connaissait pas Lycosia pourtant ils sont de notre coin (…), mais on a fait connaissance et ça c’est très bien passé. Ce soir les Lycosia ne sont pas là, ils sont trop malades donc ils sont partis… Anathema, bien, musicalement ils maîtrisent bien leur truc, ils ont la foi, ils sont bons sur scène (Note de Zorglub : quand ils ne sont pas bourrés!). A : Un dernier mot pour les lecteurs d’ARTEFACT ? SUP : Heu, bisous à tout le monde et puis à bientôt sur la route, merci à toi. |
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