INTERVIEW
PAIN

Pain sort son troisième album, Nothing Remains the same, et c’est une petite bombe électro-metal par le multi instrumentiste Peter Tägtgren, guitariste-chanteur d’Hypocrisy et producteur entre autres de Marduk, Dimmu Borgir ou Immortal… Petit entretien téléphonique sur l’avenir du projet (et merci infiniment à Marie pour son dévouement et son enthousiasme !)
Par Beurks

Artefact : Sur quoi travailles-tu en ce moment ?
Peter :
Je suis à la maison après huit semaines de tournée, et je viens de finir le nouvel album de Marduk. Je vais donc me mettre au nouvel album de Pain.

Artefact : Quand l’enregistrement de Nothing remains the same s’est-il déroulé ?
Peter :
Pendant une période d’environ un an et demi, entre 1999 et 2001, en travaillant ici et là sur de la production et d’autres projets.

Artefact : Comment l’as-tu composé ?
Peter :
J’ai commencé à m’amuser avec des claviers, des ordinateurs et ce genre de trucs : une mélodie apparaît et le son devient vivant.

Artefact : Tu n’entends pas les morceaux avant de les jouer ?
Peter :
Il m’arrive de temps en temps d’entendre des mélodies dans ma tête et je les développe ensuite.

Artefact : En quoi ce processus de composition est-il différent de celui pour Hypocrisy ?
Peter :
C’est très différent : dans Hypocrisy c’est plus basé sur la guitare, on construit à partir de riffs, alors que Pain c’est basé sur les claviers, à partir de mélodies.

Artefact : Est-ce que ton expérience de producteur influence ton écriture ?
Peter :
Non, pas vraiment : avec Pain j’essaie de composer des choses que je n’ai jamais produites, en essayant ainsi de m’améliorer comme producteur.

Artefact : et pourquoi as-tu choisi de jouer tous les instruments toi-même ?
Peter :
Je voulais tout faire moi-même, ne m’inquiéter pour rien ni personne, et donner l’album à la maison de disque une fois qu’il serait terminé uniquement.

Artefact : Pain a un style à part et très particulier : tu n’as pas peur de te laisser emprisonner dans ce modèle et d’arrêter d’évoluer ?
Peter :
Non, pas vraiment, le prochain album sonnera différemment, tu ne sais jamais ce qui va arriver.

Artefact : Et comment sonnera le prochain par rapport à Nothing remains the same ?
Peter :
Il sera plus lourd.

Artefact : Tes paroles apparaissent dans le booklet, ce qui n’était pas le cas avec Hypocrisy : es-tu finalement satisfait de ce que tu écris ?
Peter :
Oui, complètement. J’étais aussi satisfait des paroles du dernier Hypocrisy mais il était déjà pressé quand je les ai données. On les mettra donc sur notre site. Avant je ne voyais que la musique mais les paroles prennent maintenant de plus en plus d’importance pour moi.

Artefact : Les clips et l’artwork sont très bien faits : tu t’en occupes beaucoup ?
Peter :
Je ne m’engage pas beaucoup dans la création des vidéos, je ne m’y connais pas assez, je laisse ça à la personne chargée de s’en occuper, et je vois si j’aime le résultat final. Je dis juste oui ou non quand ils me font part d’une idée et si c’est oui ils ont toute latitude.

Artefact : Qu’est-ce que tu as pensé de la manière dont sonnaient les titres sur scène ?
Peter :
Je sais pas, sur scène tu ne peux pas savoir comment ça sonne dans le public.

Artefact : Il y a sur Nothing Remains the same une reprise du Eleanor Rigby des Beatles : es-tu fan ?
Peter :
Oui, complètement ! J’ai grandi avec les Beatles, ce morceau a toujours été spécial pour moi, et je voyais bien comment je pouvais le faire dans le style de Pain. Et ça m’a aussi permis de bosser avec un gros orchestre.

Artefact : Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?
Peter :
En ce moment rien, il n’y a rien qui m’ait vraiment plu dernièrement.

Artefact : Pourquoi joues-tu de la musique ?
Peter :
C’est la seule chose que je saches faire, et c’est une drogue pour moi.

Artefact : un dernier mot pour les lecteurs d’Artefact ?
Peter :
J’espère tous vous voir pour la prochaine tournée de Pain, je ne sais pas encore quand ça sera il faut d’abord voir si l’album se vend bien.

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