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ARTeFACT
: N comme « nouvel album »…
Barney Greenway : C’est un album de seize morceaux de pur
Napalm Death, rapides, furieux, agressifs !
ARTeFACT :
A comme addiction, la musique n’en est-elle pas une ?
Barney : Oui, c’est quelque chose de fou qui vous affecte
profondément, mais contrairement à une drogue la musique ne détruit
pas le corps et l’individu, et il n’y a pas d’âge pour en
consommer ! Les deux peuvent par contre être très sombres et porteuses
de significations négatives. Elles sont toutes deux des échappatoires
pour la personne.
ARTeFACT :
P comme philosophie…
Barney : Nous défendons la liberté de penser, Napalm Death
combat la manipulation et la soumission. Nous sommes sur ce point
parfaitement en accord avec le mouvement hardcore et cette idée
d’agnosticisme (cf. interview Agnostic Front, ARTeFACT #29). Nous
n’avons pas une approche commerciale de la musique, notre public ne se
reconnaît pas seulement dans notre musique mais aussi dans les valeurs
que nous défendons.
ARTeFACT :
A comme Agnostic Front…
Barney : J’admire beaucoup ce groupe et le mouvement qu’il y
a créé, Napalm Death s’en est également inspiré musicalement
puisque nous possédons des racines hardcore et nous avons souvent eu
l’occasion d’en jouer des reprises, c’est d’ailleurs ce que nous
allons faire ce soir !
ARTeFACT :
L comme Locomotive…
Barney : Jouer ici est bien-sûr très important car beaucoup de
groupes passent ici, et le public sait reconnaître un bon groupe. La
presse est également présente donc le concert a une portée double
puisque par conséquent les lecteurs des magazines se font une idée à
partir de ce qui est écrit sur ce concert. Cela dit Napalm Death possède
un gros public hardcore qui est présent dans des villes précises comme
Rennes en France, où nous pouvons rencontrer un très bon public.
ARTeFACT :
M comme Marduk…
Barney : Nous partageons la scène ce soir avec eux, c’est un
groupe que j’apprécie pour sa brutalité et sa violence. Nous nous
entendons bien même s’ils ne partagent pas les mêmes convictions que
nous.
ARTeFACT :
D comme « Damage Inc. »…
Barney : C’est une reprise que nous sommes contents d’avoir
fait même si Metallica est aujourd’hui un groupe très commercial, «
Master Of Puppets » est un album qui s’insère bien dans une idéologie
anti-guerre à laquelle nous adhérions déjà à l’époque. « Damage
Inc » est un titre thrash très violent qui nous a beaucoup inspiré,
c’est naturellement que nous avons voulu le reprendre.
ARTeFACT :
E comme « Enemy Of The Music Business »…
Barney : Il faut comprendre ce nom d’album dans le sens où
nous défendons la passion de la musique, et que nous rejetons les
personnes qui se servent du marché que cela représente pour gagner de
l’argent sur le dos des vrais passionnés. Même si nous gagnions
aujourd’hui notre vie grâce à cela, nous ne sacrifierions pas nos idées
à des fins lucratives.
ARTeFACT :
A comme atrocité…
Barney : Pour moi cela se résume à tout ce qui se passe dans le
monde avec les guerres, la faim, la pauvreté et les maladies, ainsi que
la manière dont les médias nous présentent cela en nous dissimulant
une grande part de la vérité.
ARTeFACT :
T comme terrorisme…
Barney : Je pense que ce qui se passe est la conséquence de la
politique menée dans le monde par les grandes puissances et notamment
l’administration Bush aujourd’hui. De nombreuses populations se
sentent contrôlées et exploitées, elles se rabattent sur la religion
qui malheureusement ne fait que créer des conflits supplémentaires.
C’est un cercle vicieux où les populations répondent à la guerre
par le terrorisme, et où ce dernier justifie soit disant la guerre.
ARTeFACT :
H comme Hunter Thomson…
Barney : Je n’ai rien lu de lui encore mais j’en ai entendu
parler. C’est amusant ! Cela devait changer du quotidien pour les
hommes politiques de se faire interviewer par quelqu’un sous drogue…
Je n’ai jamais vraiment rencontré de journaliste aussi atteint que
cet homme là !
ARTeFACT :
Napalm Death en trois mots…
Barney : Rapide, furieux, humain.
Site
Officiel : www.enemyofthemusicbusiness.com
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