INTERVIEW
KOOMA
(décembre 2002)
En décembre de l’année dernière, Bumblefoot faisait sa tournée française en emportant dans ses bagages l’excellent groupe français Kooma, qui vient de sortir son premier album « Freshtoosht ». Entretien avec le groupe au grand complet pour en savoir un peu plus !
Par Beurks, photos par Amélie

 

Artefact : Tout d’abord pourriez-vous résumer l’histoire de Kooma ?
Karim (guitare) : On s’est rencontrés au Music Academy International de Nancy où on continue de répéter régulièrement depuis deux ans.
Max (basse) : au début on faisait de l’instrumental dégueulasse et puis Cyril (chant) a commencé à répandre de l’acide sur nos compos. Le premier morceau qu’on ait écrit est « Ev’ryone I Know » dont le texte parle de mon chat.
Karim : Depuis on a fait plein de café-concert, la première partie de Pleymo en 2001, le tremplin Stargate qu’on a gagné et cette année la tournée avec Bumblefoot et l’enregistrement de l’album.


Artefact : D’où vient le nom ?
Karim : Au départ c’était nos trois initiales (Karim Aurélien Max), on trouvait que ça faisait un peu tribal et que c’était facile à retenir donc on a gardé.

Artefact : Quelles sont vos influences ?
Karim : Je suis un gros fan des groupes comme Extreme, le métal du début des années 90…
Max : Rhapsody, tout ça…
Karim : Ta gueule toi aussi t’es fan de Bettencourt !
Max : C’est vrai je suis fan de base de Bettencourt, je le trouve super sexy !
Karim : Extreme, Van Halen, plus des trucs plus jazz, fusion genre Holdsworth, Metheny, des musiques électriques en tout cas.
Cyril : Moi mes influences sont plus pop et new wave, Bowie, The Cure, tous les groupes de pop-new wave des années 80, Peter Gabriel (Aurélien (à part ) : il est dégueulasse Bigard…) et tout ce qui est rock progressif comme King Crimson, Genesis…
Aurélien (batterie) : Moi un peu de métal, un peu de jazz rock, un peu de pop, pas mal de latino, la variété internationale et française, la musique de spade parce que j’aime beaucoup regarder des films de spade.


Artefact : Pardon ?

Karim : C’est les films de cul : à force de reprendre « The Ace of Spade » de Motörhead on a trouvé que ça ressemblait à Ass of spade et c’est resté…
(Aurélien (à part) : il peut pas s’empêcher de faire des blagues dégueulasses…)
Max : Moi j’aime pas le métal, c’est nul le métal à part Meshuggah et Townsend, j’adore Bowie, Prince, Queen, Stevie Salas, Bumblefoot, Extreme…
Karim : On s’inspire beaucoup du cinéma aussi, on est des fans de Tim Burton.


Artefact : Et le processus de composition se passe comment ?
Max : Il se passe pas du tout en fait, Karim apporte les structures et on les arrange tous les quatre.
Aurléien : L’idée de départ est vraiment bien et après ça devient dégueulasse.
Cyril : C’est un génie et il compose des trucs super bien et après quand on en s’en occupe ça devient à chier…


 

Artefact : Qu’est-ce que vous pensez de la scène française actuelle ?
Aurélien : Moi j’aime bien Pleymo.
Max : Je pense qu’en général c’est super cliché et pas très inspiré.
Cyril : Pour moi ya quelques groupes qui sortent du lot comme Mass Hysteria, Watcha, Scarve ou Hair.
Max : Et on est tous les quatre fan de Dart.

Artefact : Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

Aurélien : J’écoute Richard Bona, Ray Baretto, « Luke » de Steve Lukather et le dernier Spock’s Beard.
Karim : J’écoute le dernier Meshuggah et le dernier Tori Amos.
Max : J’écoute le dernier Silverchair à fond, Noor et Kooma !
Cyril : J’écoute aussi le dernier Silverchair, le dernier Peter Gabriel, le dernier Bowie et Mass Hysteria.


Artefact : Pourquoi les nems ?
Karim : Le texte de « Moi ce que j’aime pas » est texto ce que nous disait une amie serveuse dans un resto chinois à qui on demandait toujours les plats les plus loin dans la vitrine pour voir ses décolletés…

Artefact : Un dernier mot pour les lecteurs d’Artefact ?
Tous : ROOOOOOOAR !


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